LUCIA CIREȘ, Magia laptelui matern

Anuarul Muzeului Etnografic al Moldovei – I / 2001

ABSTRACT

Le théme rencontré sporadiquement dans la recherche de spécialité aborde „le lait maternel” et l’acte de la nourriture de l’enfant de la perspective de l’univers sacré.

Le premier allaitement de la mère naturelle équivaut l’etablissement en plan magique de la relation mère-enfant par laquelle ce dernier pouvoirs phisiques et moraux: il devient puissant, il suce la fortune, le caractère, les habitudes et même la religion de la mère, et il a des fonction protectrices. Le premier allaitment à un sein étranger mène à la perte du lait de la mère naturelle et influence de manière négative la conduite prochaine de l’enfant.

La double relation mère-foetus, solide même avant l’être, était consolidée par la coutume pratiquée à l’occasion du sevrage lorsqu’en base des qualités surnaturelles du lait maternel, on nourrissait l’enfant d’une pâte pétrie de ce lait, la finalité de la coutume étant semblable à la raison de l’eucharistique chrétienne.

Le lait maternel sucé ou ingéré par les étrangers leur confére le statut de „frères de sang”, „de croix” ou „de lait”.

L’intervalle de l’allaitement est apprécié en unités temporelles reprises du calendrier chrétien mais en fonction de l’état de la mère et de l’enfant, le prolongement inutile étant considéré comme défavorable à l’enfant. Les exceptions des contes de fée à héros doués de pouvoirs extraordinaires sont basées toujours sur la croyance que le lait maternel animalier, les enfants (abandonnés, orphelins) des mythes et des contes de fés européens deviennent extraordinaires.

Considéré comme panacée, le lait maternel (humain, animalier et même celui des oiseaux), nommé aussi „lait médical” est utilisé de facto pour le traitement de certains états pathologiques ou pour la réalisation de certaines.